Ce soin puise sa source dans le Chi Nei Tsang, un massage abdominal issu de la tradition taoïste, auquel je me suis formée. Il s’enrichit des enseignements de Matrice Médecine autour de l’utérus et de la matrice. Ce n’est donc pas une séance de Chi Nei Tsang classique, mais un soin qui en reprend les gestes et y ajoute une dimension énergétique propre aux femmes.
Dans la médecine traditionnelle chinoise, le ventre est considéré comme un foyer : celui qui transforme ce que nous recevons en énergie, et qui la conserve. Un moteur, davantage qu’un simple organe digestif.
C’est aussi, très concrètement, une zone où se logent de nombreuses tensions féminines. Hanches, psoas, muscles du plancher pelvien portent souvent des contractions dont on ne mesure plus le poids — jusqu’à ce qu’elles deviennent une douleur que l’on finit par croire normale.
Le ventre abrite aussi son propre système nerveux, aujourd’hui bien documenté par la science : on l’appelle parfois le deuxième cerveau. Ce n’est sans doute pas un hasard si l’intuition — ce fameux gut feeling — semble s’y loger.
Dans ma pratique du massage cachemirien, j’ai souvent observé la même chose se rejouer au niveau du ventre : une fermeture, une tension qui porte une mémoire émotionnelle ; et, à l’inverse, une capacité profonde à se détendre et à libérer ce qui y était retenu.
Il y a aussi, chez beaucoup de femmes, une forme de lutte contre leur ventre — son aspect, ce qu’il donne à ressentir. Ce soin ne cherche pas à corriger cette relation. Il propose simplement un autre chemin pour la rencontrer.